LA NATURE ET NOUS
| Acrylique |
Il existe des vagues démontées dans des océans tumultueux et l’on reste fasciné par la force des éléments. Il existe des plaines sereines et colorées au printemps où l’on aime marcher au milieu des herbes hautes bruissantes d’insectes. Mais il existe aussi des sommets vertigineux surmontant les alpages, des pics acérés ou arrondis comme usés par le temps qui passe, des rochers d’un blanc nacré se découpant dans le ciel bleu avec des pans dentelés disparaissant dans les failles.
Huile
La
montagne reste incomparable dans sa majesté et sa présence
inaltérable. Elle donne envie de la gravir, de se mesurer à sa
force, de transpirer le long de ses parois. Qu’elle se dissimule
sous la neige ou s’impose en plein été elle demeure
incontournable dans le paysage. Elle est le refuge de l’aigle et du
chamois. À l’automne elle revêt d’or ses mélèzes, mais en
hiver elle peut se révéler mortelle dans la fureur d’une
avalanche . Pourtant elle reste la puissance et le défi à la
portée de celui qui ose la braver!
Beaucoup d’auteurs ont écrit sur la nature … c’est un sujet vaste et inépuisable ! Aujourd’hui, j’ai retenu ces deux textes lesquels, je l’espère, vous parleront aussi car ils nous plongent dans l’essentiel ...
"L’homme moderne croit souvent qu’il domine la nature, mais il oublie qu’il en fait partie. Les montagnes, les arbres et les rivières portent une sagesse plus ancienne que toutes les civilisations humaines, et celui qui sait écouter ce silence découvre une vérité profonde sur la vie."
Jean Giono
«... Je n’ai pas trouvé les trois hêtres. Mais au bas de la montagne, après une descente aveugle qui m’avait paru durer des heures et rendu étranger à celui que j’avais été jusque-là, j’ai débouché dans une clairière. Aussitôt j’ai éprouvé une sensation d’intense bien-être. J’étais délivré, libéré, avais retrouvé la lumière, échappé à la nuit, aux menaces, aux dangers, et je ne me souciais pas de savoir comment j’allais remonter.
« La joie qui me possédait effaçait tout. Un peu plus tard j’ai perçu un bruit très doux, un murmure étouffé. Une source était là, et au pied du rocher, l’eau qui lentement s’écoulait luisait au soleil. Je me suis agenouillé, ai plongé mon visage en feu dans la fraîcheur de cette eau claire et, à amples goulées, j’ai longuement bu... »
Charles Juliet
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