Longue étroite et pentue,
creusée d’un caniveau dans lequel coulait une eau limpide et
glacée, la grande rue était l’un des principaux attraits de cette
petite ville des Alpes frontalières avec l’Italie ! De hautes
maisons anciennes, serrées les unes contre les autres, la cernaient
sur toute sa longueur si bien que le soleil avait bien du mal à
pénétrer dans ces demeures aux murs épais !
Il fallait savoir vivre dans le
froid lorsque l’on avait choisi d’y habiter… Lorsque
j’y arrivai, à une époque bien différente de celle d'aujourd’hui, je troquai la douceur d’un ciel tendrement gris
à perte de vue contre un plafond incroyablement bleu allant retomber
derrière les pics
vertigineux des montagnes…
Je me retrouvai dans une sorte d’immense cuvette splendide mais
pour moi un peu étouffante !
 |
| Acrylique |
La ville était fortifiée et le
plus haut point de la grande rue aboutissait au pont-levis permettant
l’accès aux remparts. Des ruelles tortueuses grimpaient d’un jet
entrecoupé de marches plates vers les façades imposantes de
casernes inoccupées, signe tangible d’un passé glorieux. Le tout
encadré de douves et de forts.
J’aimais emprunter l’une de
ces ruelles puis grimper sur le sentier de chèvre qui la prolongeait
pour accéder au chemin de ronde… De là un merveilleux paysage
accrochait le regard : je me trouvais dans un cirque de
montagnes inaccessibles et paraissant toutes proches, chapeautées de
blanc, sur les flancs desquels, jusqu’à mi-hauteur, une végétation
de résineux habillait la roche grise !
Une partie de ma vie s’est
déroulée dans ce cadre ensoleillé souvent
glacé étant donné son altitude élevée. Pourtant,
je dois le reconnaître la ville était
magnifique dans son décor de neiges éternelles !
Commentaires
Enregistrer un commentaire