LA VIE ... LE COSMOS ...

 



        Alors qu’il passe seul quelques jours dans une maison située au bout du Finistère, un soir de pleine lune, François CHENG écoute le bruit des marées , le choc des vagues sur la paroi rocheuse …

Ainsi parle le poète :

« … Levant la tête, je vois le Cosmos dans son étalement au sein de l’espace. Baissant la tête je vois la Vie dans son déroulement au sein du temps. Le gigantesque Cosmos, fait de matière, ignore sa propre existence. La Vie, à la pointe de son évolution, a engendré les humains, des êtres fragiles entre tous, mais qui possèdent le privilège de voir, de savoir et de dire…

« Certes le Cosmos nous émerveille par sa splendeur sans égale et sa vastitude sans bornes, alors que la Vie se développe dans un espace plus que restreint, même si bien d’autres planètes que la nôtre pourraient être habitées...

Cette écrasante disproportion de volume ne doit pas faire oublier, à l’inverse, une différence de substance tout aussi écrasante. Alors que le Cosmos ignore sa proppre existence, la Vie, elle, vécue par nous est douée de conscience. Nous les humains connaissons la réalité de l’univers physique jusqu’à un certain degré et surtout nous sommes capables de nous interroger sur notre destinée en son sein. Le mouvement du Cosmos est mécanique et répétitif, la voie de la Vie, en revanche, est en devenir, elle est d’un autre ordre…

« Je prends soudain conscience que nous sommes, à notre niveau, l’œil ouvert et le cœur battant de cet univers... »

François CHENG

Une nuit au cap de la chèvre


un beau sujet de méditation pour les jours qui viennent !



François CHENG


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