LA LUMIERE DES COLLINES

 

Acrylique

"La lumière des collines" est une saga familiale qui se déroule dans le domaine de la viticulture (suite du tome 1 "les vignes de Sainte-Colombe) écrite par Christian SIGNOL, conteur hors pair s'il en est !

Elle démarre à la crise de 1929 pour se terminer après la guerre d'Algérie. Là encore, Christian SIGNOL nous embarque dans ces histoires passionnantes dont il a le secret ! 

En voici quelques passages que vous aimerez je pense ...


Huile



Christian Signol

 … « Elle s’allongea alors, étonnée d’avoir pu oublier, au milieu des murs de son château, la seule évidence de la vie : le monde dans sa beauté et sa permanence, comptait davantage que les hommes dont la fragilité et la petitesse ne révélaient qu’une condition tragiquement éphémère …

… « Elle se redressa sur un coude… et ces collines ? Leur parfum ? Combien d’années d’existence ? Peut-être des millions. Elle sourit, cueillit une tige de fenouil et la mordilla comme lorsqu’elle était enfant. Une grande paix l’habitait, maintenant. Elle ne songeait plus qu’au crépitement des insectes dans la garrigue, à l’odeur entêtante des pins qui balayaient nonchalamment le bleu tendre du ciel, à tout ce que laissaient filtrer ces collines tapies dans leur éternité...

Pages 118-119


… « Qu’elle était belle cette matinée du 24 août, dans la vigne des collines ! Tous les parfums, réveillés par la fraîcheur du petit jour, se levaient en vagues épaisses et déferlaient sur le coteau, arrêtés seulement par les ceps chargés de grappes lourdes, d’un bleu plombé, sans aucune moisissure. Plus haut les pins et les chênes kermès respiraient doucement, avec de longs soupirs auxquels répondait le frémissement des feuilles de vigne. Des bruits de charrettes et d’essieux montaient de la vallée, avec une sonorité si nette et précise qu’on les eût dits tout proches…

… « Quand il se retourna le soleil émergeait de la colline d’en face. Les premiers rayons glissèrent dans la vallée, faisant aussitôt fumer la terre qui, bientôt s’embrasa. Justin ne bougeait pas. Il regardait, émerveillé, cet incendie magnifique de l’aube, qui se propageait très vite, comme poussé par le vent, projetant sur les collines des ombres géantes : celles des bancs de brume qui se levaient un à un comme des vols immenses d’oiseaux blancs... »

Pages 208-209







Commentaires

Articles les plus consultés