LE REVE DE SOCRATE
Socrate rêvait. Il rêvait d’une douce visiteuse que ses acquis n’auraient pas surpris ! Il rêvait qu’elle s’asseyait à ses côtés, l’œil aux aguets, qu’elle était attentive et patiente et lui, philosophait ! C’était une fillette craintive mais qui souriait et l’écoutait. Elle l’écoutait comme on écoute une musique… Il ne savait pas si elle le comprenait mais, silencieuse, elle le regardait… C’est donc pour elle que Socrate parlait ! Il parlait de la philosophie comme on parle d’un bien précieux que l’on protège parce que la philosophie, pour lui, était toute sa vie : c’était un enchantement, un questionnement incessant, qui vous prend la tête, vous fait quitter les réalités du moment et vous entraîne dans un monde inconnu, parfois inquiétant, parfois surprenant, toujours enivrant ! Et Socrate aimait cette sensation de quitter les affaires courantes pour voyager dans les éléments… Sa ...

